Réparer les vivants, film bouleversant

Réparer les vivants est un roman de Maylis de Kerangal publié en janvier 2014 aux éditions Verticales. Ce roman, déjà adapté au théâtre, est porté à l’écran par Katell Quillévéré en collaboration avec Gilles Taurand pour l’écriture, et bien entendu de toute une équipe de producteurs, acteurs, techniciens. Un casting impressionnant, des têtes très connues (Emmanuelle Seigner, Kool Shen, Alice Taglioni), des grands talents (Bouli Lanners, Tahar Rahim, Karim Leklou, Anne Dorval et Dominique Blanc) et des jeunes très prometteurs (Théo Cholbi, Finnegan Oldfield et Gabin Verdet). Une musique signée Alexandre Desplat.

C’est un film qui traite de l’irréparable et du réparable. Alors même que la vie se termine brutalement pour certains, on suit le processus, les décisions difficiles, qui doivent s’enchaîner assez rapidement mais respectueusement pour qu’un mal, aussi terrible soit-il, puisse aussi être un bien. Victimes, proches, personnel de santé, agences, tout un système est en place pour permettre de « réparer » les vivants, de faire tout ce qui est humainement possible pour ceux à qui il reste encore une chance, alors même qu’il n’y a plus rien à faire pour d’autres. Sachant que rien n’est imposé, on ne peut pas forcer des proches à accepter qu’une victime donne ses organes, et on ne peut imposer à des personnes malades de les recevoir, même si leur vie en dépend. C’est donc le personnel de santé qui œuvre, conseille, oriente, en espérant que le bon sens s’imposera à tous.

Un sujet difficile, brillamment mis en images par Katell Quillévéré, qui réalise un film à la fois nuancé et fort, bouleversant mais pas larmoyant, émouvant mais pas moralisateur. Des images magnifiques, un récit cohérent, des acteurs justes, des situations graves et insolites que l’on accepte sans difficulté. Katell Quillévéré a su trouver le ton juste.

Un grand film qui interpelle le spectateur sur des questions délicates, actuelles. Avec une ouverture plutôt optimiste: si tout le monde joue le jeu, l’Humanité prévoit, lorsque survient un drame, lorsqu’une vie est définitivement perdue, que d’autres vies soient sauvées.

Toute l’équipe du film était présente à l’avant-première parisienne (UGC Normandie). Avant la projection, Stéphane Célérier (Mars Distribution) a invité 4 personnes sur scène: la réalisatrice Katell Quillévéré, les producteurs Philippe Martin, Justin Taurand et David Thion.

Et après la projection, ce sont les acteurs qui se sont présentés avec Gilles Taurand (scénariste) et Alexandre Desplat (compositeur): Irina Muluile, Andranic Manet, Dominique Blanc, Théo Cholbi, Finnegan Oldfield, Alice de Lencquesaing, Karim Leklou, Alice Taglioni, Monia Chokri, Kool Shen, Anne Dorval, Emmanuelle Seigner, Gabin Verdet.

Réparer les vivants sort au cinéma ce mardi 1er novembre.

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