Deadpool, l’exception du sans-fautes Marvel

Tout réussissait à Marvel depuis Iron Man (2006). Thor, Captain America, Hulk et l’improbable réunion, réussie dans Avengers, confirmée dans Avengers 2, le pari fou des Gardiens de la Galaxie, et même l’arrivée d’Ant-Man sous les traits de Paul Rudd. Des recettes par milliards, des succès planétaires en série. Des films qui ont conquis le grand public, sortant le comics du ghetto geek.

Deadpool est un film à part, qui ne s’inscrit pas dans cette progression. On revient plutôt dans le registre de Wolverine, en mode spin-off, une dimension moins grandiose, moins de pression, qui permet sans doute de retrouver une certaine liberté de ton. Et pour cause, un budget limité pour un « petit » blockbuster de la Fox (on parle de $58 millions, somme colossale, mais à comparer aux $200 millions de XMen: Days of future past) qui a contraint à certains choix, parfois particulièrement payants.

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La régression, assumée dès la première bande-annonce, est bien au rendez-vous. Humour potache, situations insolites et parfois d’assez mauvais goût, Deadpool est immature, choquant, turbulent, et cela plait beaucoup à son public, qui rit franchement. Un anti-héros original, qui ne cherche pas à plaire au grand public, qui ne sauvera pas le monde, qui revient donc aux origines du comics – et le remet tranquillement dans le ghetto. Un petit film pop corn, avec beaucoup d’action, une petite équipe percutante – peu de têtes connues, par rapport aux superproductions Marvel habituelles, mais des prestations très justes.

deadpool-negasonic-teenage-warhead-judy-blumeUn Colossus qui ne baisse jamais sa garde; Gina Carano étonnante en Angel Dust (un rôle étendu pour la puncheuse de charme, en remplacement de deux autres personnages passés à la trappe par souci d’économie, c’est une manière comme une autre de se faire une place de choix dans l’univers Marvel); Brianna Hildebrand convaincante en Negasonic Teenage Warhead; Morena Baccarin, au charme éclatant dans les séries Homeland et Gotham, crève le grand écran; et Ryan Reynolds, tête d’affiche très attendue, porteur du projet, ne déçoit pas.

De l’action, de l’humour souvent douteux, un petit long-métrage (1h46) bien compact et très spectaculaire, qui se laisse regarder et pourrait bien être le début d’une grande aventure – un second Deadpool, sur ces bases, ça donne envie. Un bon moment à déguster avec du pop corn, entres copains, avant de faire des bombes à eau. Une petite respiration en attendant le cataclysme annoncé dans X-Men: Apocalypse, le film événement de la Fox qui sort le 18 mai 2016.

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