Adieu les cons, nouveau carton d’Albert Dupontel

Auteur et interprète reconnu autant par le public que par ses pairs (Césars 2018 du meilleur réalisateur et de la meilleure adaptation pour Au revoir là-haut, d’après le livre de Pierre Lemaitre), Albert Dupontel poursuit une carrière exceptionnelle dans sa série de comédies sociales avec Adieu les cons (1h27), qui sort au cinéma en pleine période de couvre-feu, le mercredi 21 octobre 2020. Un film produit par Gaumont, Stadenn Productions, Manchester Films et France 2 Cinéma, à voir en journée, du coup, exclusivement en salles.


Retour aux sources

Après un film d’époque particulièrement soigné (15 mois de montage pour Au revoir là-haut!), Albert Dupontel revient à la comédie contemporaine dans une ambiance glauque et désespérante qui n’est pas sans rappeler celle de Brazil (Terry Gilliam, 1985, 2h12). Dupontel s’intéresse au mal-être de petites gens, à travers lequel il dénonce l’absence d’humanité des systèmes, mais aussi des individus qui en appliquent les décisions sans la moindre considération pour leurs semblables. Ce qui donne des dialogues terribles, où il n’y a aucune place pour la compassion, mais également bien peu de bon sens. L’effroyable est édicté avec un regard vide, sans émotion, l’injustice est rendue sans la moindre hésitation, et même avec une certaine maladresse, un cynisme habituel (l’interlocuteur n’ayant même pas pris la peine de lire et de retenir quelques minutes le nom de la personne à qui il annonce des nouvelles dramatiques). C’est si grotesque que cela en devient comique.

L’histoire d’une belle rencontre

Dans ce chaos, il y a cependant des bonnes choses. Quand le hasard met en présence deux victimes du système, chacune à son échelle, l’aventure commence. Jean-Baptiste Cuchas, marginalisé dans un lieu de pouvoir, devient l’ultime recours de Suze (Virginie Efira), qui se trouve emmêlée dans les affres de l’administration, entité complexe dans laquelle chaque question posée par un individu devient une énigme. Comme personne ne lui répond correctement, elle s’en remet au seul interlocuteur potable que lui envoie la providence. Et curieusement, cela fonctionne. Quand M. Blin les rejoint (Nicolas Marié), c’est une équipe de choc qui tente de déjouer les rouages du système.

David Marsais, Albert Dupontel, Virginie Efira et Grégoire Ludig.

Un film de circonstance

Adieu les cons sort au cinéma le mercredi 21 octobre 2020, en pleine période de couvre-feu, mais également pendant les vacances scolaires. Un vrai pari pour une belle comédie, admirablement écrite, mise en scène et réalisée par Albert Dupontel, qui retrouve des compères (Philippe Uchan, Michel Vuillermoz, Bouli Lanners et Terry Gilliam), engage des pointures (Kyan Khojandi, Grégoire Ludig, David Marsais, Laurent Stocker, Catherine Davenier et Jackie Berroyer) et pense également aux jeunes (Bastien Ughetto et Marilou Aussiloux).

Voici un aperçu du tournage avec Virginie Efira, Grégoire Ludig et David Marsais (préposés) sous la direction d’Albert Dupontel.


Albert Dupontel sur le tournage du film.

Adieu les cons (d’Albert Dupontel, 2020, 1h27). Avec Virginie Efira, Albert Dupontel, Nicolas Marié, Jackie Berroyer, Philippe Uchan, Bastien Ughetto, Marilou Aussilloux, Catherine Davenier, Michel Vuillermoz, Bouli Lanners, Laurent Stocker, Terry Gilliam, Grégoire Ludig et David Marsais. Un film produit par Gaumont, Stadenn Productions, Manchester Films et France 2 Cinéma, distribué par Gaumont Distribution. Au cinéma le 21 octobre 2020. Crédits photos: Gaumont Distribution – Tous droits réservés.

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