Aladdin (2019), coup de génie de Disney

Un peu plus de 25 ans après la sortie française de l’animé culte de Disney, Aladdin revient au cinéma dans un nouveau film en prises de vue réelles, dans des décors fabuleux et bien entendu augmentées de tous les effets spéciaux et artifices disponibles aujourd’hui. Rien n’a été épargné à Will Smith, qui incarne le génie connu pour la performance de Robin Williams dans l’animé original, dont la magie est rendue possible en live-action par un tournage à la fois high-tech (pour le bleu et les transformations ahurissantes) et à l’ancienne – une mise en scène dynamique signée Guy Ritchie (Snatch, Rock’n’rolla, Le roi Arthur). Un film événement qui cartonne sur les écrans depuis le 22 mai 2019.


Un casting casse-tête

Du fait de séquences chantées tout au long des grands films Disney, il faut trouver pour chaque rôle important la perle rare – des acteurs et actrices talentueux qui savent aussi danser et chanter. Ou alors des chanteurs/chanteuses qui savent jouer la comédie et danser. En « live action », il ne s’agit plus d’un travail exclusivement de la voix, mais d’une véritable présence à l’écran. Un défi loin d’être évident qui a motivé plusieurs séances de castings dans le monde entier, avec des hésitations et des revirements – après avoir songé à un casting d’acteurs renommés, la priorité a été donnée à la jeunesse et à la pluridisciplinarité.

Will Smith, génie superstar

Authentique superstar en exercice, Will Smith est un artiste connu dans la monde entier pour sa carrière musicale, son premier rôle à la télévision (Le Prince de Bel-Air) et une brillante carrière d’acteur aussi bien dans des blockbusters (Men In Black, Independence Day, Suicide Squad) que dans des films dramatiques (Sept vies, La légende de Bagger Vance) mais également en tant que doubleur dans un film d’animation (Gang de requins). Il s’est également illustré dans Bad Boys (dont il vient d’achever le tournage d’une troisième film) et dernièrement dans une production Netflix (Bright) aux côtés de Joel Edgerton.


S’il a accepté le rôle délirant du génie, c’est avec la conviction de pouvoir apporter au rôle, en plus de sa personnalité charmante et charismatique, une touche de hip hop (avec option lâcher de micro). Mis en scène par un réalisateur exigeant et reconnu, le génial Guy Ritchie, Will Smith a relevé le défi avec grâce et justesse, revisitant avec talent des danses et des chansons mythiques. Une tâche très nouvelle pour l’une des plus grandes stars d’Hollywood en exercice, puisque son personnage est essentiellement généré par ordinateur – l’acteur apparait réellement à la faveur de quelques séquences seulement. C’est évidemment sa performance, captée en motion capture, mais passée à la moulinette des équipes 3D pour donner au génie sa dimension surnaturelle hyper-dynamique, avec des volumes impressionnants et des expressions hors-normes (en comparaison, l’acteur en chair et en os, pourtant élancé et robuste, paraît tout fin).

Un héros plus vrai que nature

Si le rôle du génie était stratégique, la recherche du héros n’était pas moins complexe. En effet, Aladdin a un visage et une allure bien connus du grand public, trouver l’acteur capable de l’incarner de manière convaincante était une vrai mission. Après de longues recherches (on parle de plusieurs milliers de candidats ayant passé des auditions pour les deux rôles d’Aladdin et Jasmine), ayant écarté les acteurs connus (Riz Ahmed et Dev Patel étaient pressentis) au profit d’un inconnu aussi proche que possible du héros original, c’est finalement Mena Massoud qui a été choisi. Un jeune homme aussi à l’aise au chant, aux dialogues et aux mouvements d’un personnage régulièrement pourchassé dans les rues d’Agrabah, qui devait être à la hauteur pour assumer une présence efficace et acrobatique dans les plans séquences complexes chers à Guy Ritchie.

Une Jasmine envoutante

C’est Naomi Scott, une actrice anglaise d’origine indienne, qui a obtenu le rôle de Jasmine, une jeune femme remarquable capable d’assumer un rôle charismatique, avec notamment l’une des chansons phares du film, Speechless (Parler).


Remarquée en tant que Ranger Rose dans Power Rangers (2017, 2h04, de Dean Israelite), et également lors de son passage dans la série télévisée Inspecteur Lewis en 2015, l’actrice anglaise confirme son grand talent, avec une carrière désormais bien lancée. Oublié son passage avorté dans Seul sur Mars (2h24, 2015, de Ridley Scott), elle apparaîtra bientôt à l’écran dans la nouvelle version de Charlie’s Angels (2019, d’Elizabeth Banks). Et comme le dit si bien Jimmy Kimmel, elle incarne désormais la Princesse Jasmine pour les fans du monde entier. Une grande responsabilité!


Retour aux sources musicales

Si Aladdin version Disney est si connu dans le monde entier, c’est aussi grâce aux chansons exceptionnelles signées Alan Menken, dont les thèmes ont non seulement bercé les oreilles des spectateurs du monde entier au cinéma, mais ont été également habilement reprises dans le jeu vidéo, une expérience réjouissante et particulièrement addictive. Un compositeur inspiré et enthousiaste, récompensé par 8 Oscars, 11 Grammys, un Tony et un Emmy, parmi de nombreuses distinctions. Nous l’avons rencontré lors d’une conversation autour d’un piano organisée par Disney dans le cadre de la promotion d‘Aladdin à Paris, et nous avons pu poser une question, à laquelle il a répondu en musique.


Alan Menken était également présent aux côtés de Will Smith, Guy Ritchie, Naomi Scott et Mena Massoud pour une avant-première exceptionnelle au Grand Rex, devant 2700 spectateurs. Voici notre vidéo de l’événement (08/05/2019).


Aladdin, de Guy Ritchie (2019). Avec Will Smith, Mena Massoud, Naomie Scott, Marwan Kenzari, Navid Negahban, Nasim Pedrad, Billy Magnussen, Numan Acar. Un film produit par Walt Disney Pictures, distribué par The Walt Disney Company France. Sortie au cinéma le 22 mai 2019. Crédits photos: Disney – Tous droits réservés.

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